Historique

Origine hung gar Origine hung gar

wong Fei Hong, l'icone du Hung Gar wong Fei Hong, l'icone du Hung Gar

 

Origines de notre art martial

Le terme kung fu, ou Gong fu désigne en Chine, l'aboutissement à maîtriser un art dans tout domaine. Le terme plus juste pour qualifier les arts martiaux chinois est wushu. L'origine de cet art martial remonte à plus de 400 ans avjc. Il naquit dans les temples bouddhistes, à partir de quelques techniques simples de respirations et d'étirements, puis l'art se développa au fil des années en s'inspirant de la nature et des animaux environnent. Les moines boudhistes avaient à cette époque une santé physique déplorable, la simple méditation dévellopait la spiritualité mais pas le corps, la prise de conscience, qu'il était possible d'arriver à une harmonie physique comme spirituelle a contribué à sans cesse parfaire et dévelloper l'interne et l'externe des techniques au fil des siècles.

 Cependant, Il faut tout de même considérer deux choses : l'une est que l'art du combat, même peu développer, remonte à l'existence même de l'homme, et que l'on a pu retrouver des traces de techniques de gymnastiques et de respiration au delà de ces dates en Inde ou en Egypte. Par conséquent, quand certains semblent s'acharner à figer l'existence des arts martiaux en Chine ou au Japon ou autre. Nous pouvons simplement dater aujourd'hui ce que certains hommes à un moment donné on fait pour l’évolution et la compréhension de l'art martial.

Il existe d'innombrables styles d'arts martiaux chinois. Beaucoup ne sont pas répertoriés ou oubliés. Cependant, au vu de ce que représente depuis quelques dizaines d’années le kung fu en Chine, de nombreux arts martiaux « oubliés » renaissent à titre de "monument culturel" dans toute l’Asie.

Par commodité, depuis la fin du XIXe siècle, on les classe en " voie Externe " (waijia), et " voie Interne " (neijia).
La conception la plus simpliste en Europe consiste à considérer que les styles externes utilisent la force physique et la vitesse comme principes d'entraînement et les styles Internes, la maîtrise de la respiration, la décontraction et la lenteur pour guider l'énergie (Qi). La vérité bien sur se trouve dans l’équilibre entre ces deux principes. C’est ce qui distingue un enseignement traditionnel juste, d’un enseignement sportif.

Les styles se sont construits sur des centaines d'années, certains donc ont disparu et se retrouvent comme systèmes incorporés dans des styles plus récents. Des styles anciens se sont modifiés pour s'adapter à la confrontation avec les autres styles, d'autres se sont créés récemment tout au long du XXe siècle sous l'impulsion des instituts et académies des sports. La majorité des styles actuels sont des styles de synthèse.
La pratique du Kung fu est très diversifiée, un style contient des enchaînements à mains nues et avec armes (tao lu), des exercices de Qi gong, des exercices d'assouplissements, des éducatifs variés, des textes ou chants utilisés comme moyens mnémotechniques, des qi na (techniques de saisies, de clés et de projections), des enchaînements à deux (à mains nues ou avec armes), des techniques de combat (sanda ou sanshou) et surtout une conception de sa spécificité (gestion de la force, de l'intention, etc.) qui le différencie des autres styles.

Le Hung Gar est un des styles traditionnels les plus répandus, par son histoire et la diversité de ce qui est regroupé dans ce style.

L'ORIGINE DU HUNG GAR


Ce style se caractérise par les 5 animaux liés aux 5 éléments qui se rapportent à tous ce qui régit la vie. On parle de circulation d'énergie, le principe de base pour l'expliquer simplement pourrait être ainsi : L'eau, fluidité et mouvement se mêlent aux minéraux (métal) construction, ils profitent de la force de la terre (chaleur et puissance) pour créer la vie à travers le bois (l'arbre, l'homme). Le feu (chaleur et énergie) fait naître et mourir le bois qui redevient eau et minéraux... Cette explication très simpliste, à uniquement pour but de comprendre toute l'immensité de la connaissance de l'art martial, beaucoup de pratiquant n'iront pas plus loin que la simple connaissance du coup de poing, d'autres ressentiront cela sans chercher à le comprendre. Le principe des cinq éléments et donc des cinq animaux est le fondement de l'énergie et de sa circulation dans, autours et à travers le pratiquant. Voila une toute petite parenthèse pour éviter de croire qu'il s'agit d'apprendre à se battre ou à se défendre, il s'agit de ça et d'infiniment plus, mais nous respectons bien sure le travail de chacun, chaque pratiquant apporte une pierre à l'édifice sans qu'il le sache.

 


Les 5 éléments par supervielle  

 

Le Dragon (Lung) est un style où les mouvements sont aussi bien internes qu'externes, circulaires, spiralés. Ce style cultive l'Esprit.


Le Tigre (Fu) est un style mêlant attaques féroces et attaques avec les griffes du tigre. Il met l'accent sur le développement des muscles et des os.


La Panthère (Pao) est un style basé sur la puissance et la rapidité, utilisant des mouvements soudains et explosifs s'appuyant sur l'énergie interne.


Le Serpent (She) développe le Qi (énergie interne). Ces mouvements sont souples, circulaires, précis et mortels.


La Grue (Hok) combine les techniques de mouvements gracieux, fluides, rapides et précis, et met l'accent sur l'équilibre.


Chaque animal devient un système de combat à part entière. Ils comportent tous des techniques de poings, de pieds, de Qin Na (techniques de clés), de saisies, de combats propre à leur style.


En 1644, les Manchoues envahissent la Chine. Après une longue guerre dont ils sortent vainqueurs, ils prennent le contrôle de la Chine. Le nouveau régime en place fait alors l'objet d'un fort ressentiment et on ne lui fait pas confiance. Des sociétés secrètes émergent pour délivrer le peuple opprimé par le régime Manchoue. Beaucoup de factions rebelles prennent les temples Siu Lam du sud pour refuge. Sous couvert d'être des moines, les rebelles s'entraînent et élaborent des plans à l'abri des temples. Lorsque les Manchoues le découvrent au début du XVIIIème siècle, ils détruisent les temples.


Cinq disciples ont pu échapper au massacre des troupes Qing ; ils étaient : Hung Hy Quan, Lau Sang, Choy Fouk, Ly Dzao San et Mok Tsing Kiu. Ils se réfugièrent dans le Sud, encore favorable aux Ming. Pour restaurer l’école Siu Lam, et par précaution, ces cinq moines fondèrent d'un commun accord cinq nouvelles écoles portant leur nom de famille : Hung-Gar Khuyn, Lau Gar. Khuyn, Choy Gar. Khuyn, Ly Gar. Khuyn et Mok Gar. Khuyn. On considère que l'ancien style Siu Lam est contenu dans l'enseignement rassemblé de ces cinq.


Hung Hy Quan chercha à se perfectionner et se fit enseigner le style de la Grue Blanche par Fong Wing Chun. Puis dans sa quête de savoir sur les arts martiaux, il apprit aussi les techniques du Dragon, du Serpent, de la Panthère, et de la boxe des 5 éléments. Il combina toutes les techniques des différents systèmes et créa son propre style. Tirant ses racines dans le style du Tigre, le système de Hung est très puissant et mortel. Hung devint très célèbre pour ses compétences en kung fu. Il était particulièrement réputé pour sa posture très forte du cheval (Sei Ping Ma en cantonais - Ma Bo en mandarin) et pour ses techniques de la paume de fer.


Le style de Hung est si populaire qu'il devient l'une des 5 principales familles de kung fu pratiquée dans le sud de la Chine. Le Hung Gar étant reconnaissable par ses postures très basses, ses blocages puissants et ses attaques avec les griffes.

Une des figures les plus connue à notre époque du kung fu hung gar est celle de Wong Fei Hung. Par les nombreux films qui lui furent consacrés avec des acteurs prestigieux comme Jacky Can, Jet Lee, Gordon liu… Il est l’un des principaux représentants du style porté par la chine. En effet un musée lui est dédié. En fait bien que cet homme fut déchu par le gouvernement, l’engouement international envers l’art martial, le style et l’homme ne pouvait continuer à échapper au Pays. Le style et la famille Hung sont étroitement lié aux Triades. C’est une famille qui fut très puissante et qui avait le pouvoir d’influencer beaucoup de choses en Chine. En plus de 4 siècles l’idée de renverser les Qing (les manchous) n’a jamais cessée. Un des piliers de cette branche fut longtemps concrètement de maintenir la capacité à restaurer Le sang pur Chinois « les Ming ». On pourrait comparer cet ordre à nos « franc-maçons » par le principe du secret, du pouvoir et du savoir. Voilà pourquoi, certains Maîtres Asiatiques semblent être les gardiens de secrets monumentaux, de savoirs infinis… Mais cela reste une bonne vieille méthode pour attirer les élèves !!! Qui aura l’honneur suprême de se voir offrir la connaissance absolu du Maître ???

Le Style de Hung Gar, s’est enrichi au fil des siècles des techniques de la maitrise du corps, de l’environnement et de l’énergie. Par le sacrifice de tous ceux qui ont médité, pratiqué, combattu, cet art s’est construit et est aujourd’hui une forme de construction et maîtrise de son être extrêmement développé et précise. Par la respiration et le mouvement je forme mon corps en recherchant l’équilibre des cinq éléments. Par la pratique des mouvements et tao hung gar, je fortifie mon corps et mon esprit. Par la méditation, la respiration et le mouvement, je m’insère entre le ciel et la terre.

 

Dernières informations

 

 

 

Affiliation de notre école à la lignée du SIfu CANGELOSI

Laetitia, SIFU Paolo CANGELOSI, Daniel

octobre 2018 Genova (Gênes) ITALIE